Une notation souveraine ne se résume pas à une simple note. Elle renseigne les investisseurs sur la capacité d’un État à honorer sa dette et influence directement les conditions auxquelles il peut accéder au financement.
Pour les pays africains, des évaluations de risque jugées élevées se traduisent souvent par des taux d’emprunt plus importants. Cette situation alimente ce qui est régulièrement présenté comme la « prime de risque africaine », avec des conséquences sur les finances publiques et les investissements.
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Face à ce constat, l’Union africaine veut disposer de son propre outil d’évaluation avec la création de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA). Le Dr Misheck Mutize, conseiller de l’UA sur les agences de notation, a participé à la mise en place de cette nouvelle structure.
L’objectif affiché est de mieux prendre en compte les réalités économiques du continent et de s’appuyer davantage sur des données locales dans l’évaluation du risque souverain.
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